Grossesse : comment bien choisir son premier jeans?

pantalon femme enceinte

Tu es enceinte depuis peu, ton ventre ne se voit pas encore mais tes jeans taille haute tu n’en peux plus! Ca serre ton ventre, ça te gêne, tu te sens opprimée.

Il est temps de se mettre à chercher ton premier jeans de grossesse, c’est un cap à passer mais je peux t’assurer qu’une fois dans ta garde-robe tu te demanderas pourquoi tu ne l’a pas acheté avant.

Pour commencer, je te conseille d’aller dans un magasin spécial grossesse, les vendeuses sauront te conseiller pour trouver LE jeans qui t’accompagnera tout au long de la grossesse.

Elles vont te faire essayer plusieurs tailles, plusieurs modèles (bandeau sur le ventre ou ceinture élastique?) pour repartir avec celui qui te convient parfaitement.

Concrètement tu regardes quoi ?

  • l’idéal c’est que le tissu soit suffisamment élastique pour d’adapter à ton corps les mois à venir.
  • qu’il n’y ait pas d’élastique en haut du bandeau, au début ça ne te gênera pas mais une fois que ton ventre va grossir ça va te serrer et ton jeans ne sera plus confortable
  • vérifie que la taille soit adaptable, comme pour les pantalons d’enfants, sur certains jeans il y a un élastique qui passe dans la ceinture et qui te permet d’adapter la taille au fils de mois

Ces différents points te permettent de trouver un jeans agréable pour plusieurs mois. Le prix peut parfois freiner car on se dit « c’est pour quelques mois ça ne vaut pas la peine » mais je peux t’assurer que tu te sentiras mille fois mieux. La grossesse est synonyme de grands changements corporels, certains jours c’est déprimant de se regarder, encore plus de sortir. Quand tu as essayé ta garde robe 10 fois et que rien ne va avoir un moins un pantalon dans lequel tu te sens bien c’est important.

Et puis tu vas dépenser énormément d’argent dans les vêtements de ton bébé qu’il portera en moyenne 1 mois donc tu peux aussi penser à ton bien-être, laisser de coté les systèmes D ( le bouton ouvert avec une ceinture, l’élastique, le pantalon trop grand d’une copine,…). Si tu fais attentions aux différents points ci-dessus il sera plus que rentabilisé et toi tu te sentiras mieux.

 

L’autre option c’est d’aller dans les magasins classiques qui ont parfois des rayons grossesse, j’ai testé et je suis sortie en pleurant!

Pour commencer il y a un demi rayon grossesse, tu te demandes ce que tu leur a fait pour avoir droit à si peu de choix, les vendeuses savent moins bien te conseiller : elle ne sont pas spécialisées dans la grossesse.

Tu risque de prendre la mauvaise taille ou de repartir avec un pantalon que tu n’aimes pas plus que ça parce qu’il en faut un…

L’autre problème, c’est que la majorité des grandes enseignes ont une partie grossesse sur internet mais pas en magasin.C’est là que les pleurs arrivent, quand plus de 10 vendeuses te disent « nous n’avons pas de rayon grossesse » alors que les vêtements toi tu es allée les regarder sur ton ordinateur c’est particulièrement frustrant.

 

En dernier lieu, il reste les achats en ligne. Je ne le recommande pas pour la première fois mais parfois ce n’est pas possible de faire autrement.

Honnêtement c’est la qu’il y a le plus de choix! Si tu es prêtes à faire une grosse commande (plusieurs tailles et matières différentes) et que ça ne te dérange pas de renvoyer des vêtements tu trouveras ton bonheur.

Une fois que tu connais ta taille, si le seconde main ne te dérange pas il y a énormément de choix sur Vinted.

J’espère que cet article t’aidera dans le recherche du jeans parfait, si tu as des conseils supplémentaire n’hésite pas à les partager en commentaires 🙂

Péridurale : 8 effets secondaires méconnus !

péridurale effets secondaires

Quand on pense à l’accouchement, la question de la péridurale est souvent évoquée. Pourquoi donc des femmes choisissent la péridurale alors que d’autres préfèrent l’éviter ?

On parle beaucoup de ses effets pour moins ressentir la douleur, mais on parle très peu des effets secondaires qu’elle peut provoquer. Au final, on choisit de la prendre ou non, mais ce choix doit se faire en pleine connaissance.

Pour commencer, la péridurale, quand elle est bien positionnée, bien dosée, que tu réagis bien aux produits, elle t’empêche de ressentir la sensation douloureuse. En ayant le ventre et une partie des jambes anesthésiées, il est impossible de bouger. Or pour que ton bébé puisse s’engager dans ton bassin et naître, tu dois être mobile…

Le premier problème arrive : la péridurale augmente la durée du travail.

Suite à l’anesthésie, le second effet secondaire se présente :

Les contractions peuvent être moins rythmées et/ou moins intenses, ce qui nécessite souvent l’utilisation d’ocytocine de synthèse. De plus, il y a un risque d’hypotension pour la maman après la pose de la péridurale, si la maman fait une chute de tension le bébé reçoit également moins de sang, moins d’oxygène alors qu’il en a besoin plus que jamais.

Troisièmement, certaines femmes font une réaction aux produits et vont présenter des tremblements intenses pendant toute la durée du travail. Honnêtement accoucher en tremblant ne me fait pas rêver…

Le quatrième point c’est qu’au delà de tout ça il y a le geste technique qui doit être bien réalisé car il y a un risque infectieux, il y a le risque d’aller trop loin avec l’aiguille, de faire une effraction de la dure-mère et donc d’avoir une maman qui souffre de maux de tête intenses après la naissance de son enfant. Qui va devoir rester couchée à plat sur le dos pendant au 24 à 48h et recevoir un traitement pour réparer ce «trou» . Ça c’est un des pires effets secondaires.

Ensuite, la sensation d’avoir un hématome dans le dos plusieurs jours après la naissance est un effet plus commun. Ce n’est pas grand chose mais je peux te garantir qu’après une accouchement, c’est beaucoup pour certaines.

En commençant je te disais elle retire la sensation douloureuse quand les conditions sont optimales. Sauf que parfois, elle ne fonctionne que d’un côté, ou au niveau du ventre mais pas du périnée, ou elle fonctionne tellement fort que tu ne sentiras pas ton bébé, tu ne sauras pas comment pousser pour le faire naître.

Le septième effet dont je souhaite t’informer, c’est qu’il faut avoir conscience que quand on intervient dans le processus de naissance, qu’on met le doigt dans l’engrenage, il est généralement difficile de faire demi tour.

Le taux d’instrumentation, de césarienne, d’intervention est plus élevé (diminution des contractions -> ocytocine de synthèse -> contraction fortes -> fatigue du bébé -> nécessité de le sortir plus rapidement). Ça n’arrivera pas à tout le monde, mais c’est une possibilité.

Pour finir, elle soulage une douleur physique mais pas psychologique. Si tu es seule et que tu n’es pas soutenue, la péridurale n’aura pas d’effet sur ça. Ce n’est pas magique: c’est une aide, qu’on a la chance de pouvoir choisir ou non selon ses besoins. C’est un choix personnel qui doit être respecté dans un sens comme dans l’autre. Ici le but n’est pas de diaboliser la péridurale, mais simplement de te faire prendre conscience de ce que tu acceptes en faisant ce choix, et ce que tu choisis d’éviter en ne la prenant pas.

Enceinte : les questions que vous vous posez partie 2

Via mes publications sur Insta, j’ai pu répondre à énormément de questions autour de la grossesse. Mais manifestement, il vous en reste pas mal! Je vous ai donc préparé un article sur base de plusieurs questions que vous m’avez posées.

J’espère que ça vous sera utile !

 

Cette première question nous fait commencer par la fin de la grossesse :

Comment bien vivre son post-partum en tant que primipare ?

Pour commencer une maman primipare est une maman qui va avoir son premier enfant, c’est pourquoi le post-partum lui est complètement inconnu.

Pour facilite cette période chargée en changements et en émotions, je conseille aux mamans de comprendre ce qu’elles vont vivre. Savoir ce qui vous attend permet de vous préparer au mieux. S’intéresser aux rythmes du bébé pour mieux comprendre son fonctionnement et pouvoir s’y adapter. Et plus pratiquement, vous pouvez préparer des plats que vous aimez particulièrement, les congeler et vous régaler une fois que bébé sera là. Ca vous évitera de perdre du temps en cuisine, temps dont vous aurrez besoin pour vous reposer, trouver un rythme, vous occuper de votre bébé.

 

Ensuite on bascule sur l’allaitement :

Faut-il continuer à faire attention à son alimentation quand on allaite? (toxoplasmose-listéria)

Alors NON! Bonne nouvelle, vous pouvez à nouveau manger ce qui vous fait envie. Par contre il faut limiter les boisons contenant de la caféine. Au fil du temps vous verrez,si votre bébé digère mal après que vous aillez mangé un aliment, vous le mettrez de coté. Mais au départ il n’y a pas de restrictions.

Que penses-tu du tire-allaitement?

Le tire-allaitement est un choix qui peut paraître simple de prime abord MAIS, parce que oui il y a toujours un mais. Il faut pense que comme bébé ne va pas au sein c’est au tire-lait de faire tout le travail, donc tirer toutes les 3-4 heures de jour et de nuit, nettoyer le matériel pour le tire-lait. Avoir avec soit un frigobox pour conserver le lait tiré. En plus de cela, il faut donner le lait au bébé au biberon ce qui ajoute du matériel à nettoyer. La téterelle n’est pas la bouche du bébé et peut blesser le sein à force. Je pense que les mamans qui font du tire-allaitement sont très courageuses!

Après l’allaitement, vous avez envie d’en savoir un peu plus sur moi :p

Quel est ton parcours de formation et professionnel?

Alors, j’ai fait mes études de sage-femme, en parallèle j’ai travaillé tous les étés et les week-ends dans un hôpital psychiatrique. Ensuite, j’ai travaillé dans un CHU de niveau 3 en grossesse à haut risque et en post-partum.

J’étais assez frustrée par les conditions de travail, j’avais l’impression de ne pas pouvoir suffisamment aider les parents alors j’ai créé « Maman Relax » pour accompagner les couples dans la naissance de leur enfant de la façon la plus juste pour moi.

A partir de quand commencer l’accompagnement?

Je vous dirais à partir du moment où vous en ressentez le besoin.

Pour finir, la question d’une maman qui vient tout juste d’apprendre qu’elle est enceinte :

Avec le confinement, est-ce que je peux attendre pour prendre mon premier rendez-vous chez le gynécologue?

L’idéal est de prendre RDV des que vous prenez connaissance de la grossesse, ça permettra de programmer une échographie de datation, de faire une prise de sang afin de savoir contre quoi vous êtes immunisée ( très important de savoir quoi manger quand on est enceinte :p ) et d’évaluer votre état de santé général pour que vous soyez prise en charge de façon optimale.

Ce qui se cache derrière Maman Relax : les vraies raisons de mon projet

Comme promis, aujourd’hui, je vous dévoile mon projet!

  • Pourquoi je me suis lancée comme sage-femme indépendante ?
  • Pourquoi j’ai choisi de le faire sur internet ?
  • Quel est le rêve que j’espère réaliser grâce à cette grande aventure ?

Pour comprendre comment j’en suis arrivée là, il faut retourner quelques années en arrière.

Une fascination

Enfant, j’étais déjà fascinée par les femmes enceintes, je ne pouvais pas détacher mes yeux de leur ventre quand j’en croisait une. Mais je ne connaissais pas encore le métier de sage-femme. A ce moment-là, je voulais être coiffeuse pour les jeunes et seulement si ils avaient les cheveux propres !

Déjà petite, j’avais des super idées 😀

Je vivais dans les Ardennes belges, là où il neige et où il fait froid 10 mois sur 12… J’exagère peut-être un peu mais je suis frileuse, j’ai besoin de chaleur et de soleil pour me sentir bien.

« Gardez de l’émerveillement pour chaque naissance »

J’ai grandi, l’adolescence est arrivée, j’ai oublié ces ventres ronds que j’aimais tant et j’ai décidé d’aider les personnes âgées.

Sauf qu’évidemment, une fois cette décision prise, j’ai changé d’avis! Malgré ça, j’ai été au bout de mon engagement et j’ai constaté que ça ne me convenait absolument pas ! Au moins, je n’aurai pas de regrets.

Ensuite, j’ai commencé mes études de sage-femme, et deux phrases m’ont marquées: « Si vous aimez les bébés, que c’est pour ça que vous êtes là, ce ne sont pas les bonnes études, il allait aller en puériculture ! », pas de souci pour moi, je suis là avant tout pour les mamans.

La deuxième phrase que j’ai entendue quelques années après: « Vous êtes là pour accompagner le couple dans un moment unique, ça deviendra votre quotidien mais eux vivent une expérience incroyable, ne l’oubliez pas, gardez de l’émerveillement pour chaque couple, chaque naissance ».

Un job d’étudiant pour renforcer mes capacités d’écoute

En parallèle de mes études, j’ai eu un job d’étudiante les week-ends et tous les étés dans un hôpital psychiatrique durant plusieurs années. J’aime créer un lien, être à l’écoute, apprendre à connaitre et à comprendre les personnes que j’accompagne.

Durant mon job d’étudiante, je suis passée par tous les services: des personnes hospitalisées pour addiction, d’autres pour dépression jusqu’aux personnes souffrant d’handicap mental.

La réalité des hôpitaux

Pendant mes années d’études, j’ai eu de plus en plus de stages. Je dois vous avouer que j’ai parfois été heurtée par ce que j’ai découvert: parfois le manque d’humanité, souvent le manque de temps. Je me souviens de cette phrase: « accompagner un moment unique », sauf que sur le terrain, je ne la retrouvais pas. Et au fond, je ne m’y retrouvais pas moi-même. Déjà dans ces moments-là, une frustration se créait en moi…

Un rêve se crée

Entre temps, j’ai rencontré celui qui deviendra mon mari. Cet été-là, nous sommes partis en vacances au Portugal. Ce voyage a littéralement été une révélation. Depuis cet été, je ne rêve que de vivre au soleil, d’aller cueillir mes oranges le matin, de voir la mer aussi souvent que je le désire. Et je ne vous parle même pas de la cuisine au gout du soleil! A l’époque, dans ma tête, c’est sûr: quand je serai pensionnée, j’irai vivre au bord de la mer.

L’été s’est ensuite terminé, avec évidemment le retour à la réalité qui fait mal. Mais au moins, j’ai la tête pleine de souvenir. L’année académique s’est ensuite écoulée. J’ai été diplômée et j’ai enfin pu commencer à travailler comme je le voulais!

Frustration et colère

Me voilà donc sage-femme hospitalière dans un niveau 3, toujours en Belgique. Il fait toujours froid mais j’espère être utile, accompagner les couples et réaliser enfin mon rêve!

Mais la réalité est différente. En fait, c’est la même que celle que j’ai vécue durant mes stages sauf que j’en comprends mieux les raisons. La surcharge de travail, le manque de personnel, etc.

Je veux accompagner les parents au mieux, leurs délivrer tous mes conseils, tout leur expliquer, les voir s’épanouir dans leur vie avec leur bébé… Mais les contraintes se dressent devant ce désir profond. Cette situation nourrit encore un peu plus ma frustration, qui se transforme progressivement en colère. Une colère contre le système, contre les budgets de santé restreints, contre ce mépris des besoins des parents et des bébés.

Remise en question

Pour moi, vient alors la remise en question. Je finis mes gardes déçue de n’avoir pas pu en faire plus. Et d’un autre côté, ce besoin de soleil et d’ailleurs est toujours là.

Je commence alors à chercher une alternative au travail en hôpital. Je pense faire du libéral. J’en parle avec mes collègues. Elles me racontent leur quotidien d’indépendante. Le libéral m’attire, mais le coté rendement me dérange.

La voie de la passion et du rêve

Et puis, petit à petit, une idée prend forme dans ma tête. Pourquoi attendre d’être pensionnée pour réaliser mon rêve ? Est-ce qu’il n’y a pas moyen de le réaliser tout en exerçant ma passion? Accompagner les couples dans la naissance de leur enfant, rester émerveillée par les capacités des mamans, des bébés, des papas… tout en vivant à l’étranger ?

Je vous épargne les longues heures et journées de réflexion et de doute, les discussions avec mon compagnon, les tests réalisés sur mes amies et les calculs de budget… pour en arriver là où nous en sommes. Car je pense avoir trouvé le moyen d’exercer ma passion, tout en bâtissant mon rêve.

J’ai créé Maman Relax pour accompagner les femmes et les couples dans la naissance de leur enfant. Pour leur apporter tout ce que j’ai dans la tête et le coeur sans me dire que je vais me faire gronder par une cheffe de service parce que j’ai passé trop de temps avec eux.

Bien sûr, les rendez-vous en hôpital sont primordiaux pour la santé de la maman et du bébé. Mais la réalité est que ces rendez-vous sont souvent très courts. Ils sont réalisés à la chaine par les professionnels. Et beaucoup de mères et de pères en sortent frustrés de ne pas avoir obtenu l’écoute et les conseils dont ils avaient besoin.

Voilà pourquoi j’ai l’intime conviction qu’un accompagnement en ligne avec une sage-femme diplômée, via de simples appels vidéo ou audio, à n’importe quelle heure (enfin presque :P), peuvent apporter un soutien inestimable aux mamans et futures mamans. Ainsi qu’à leurs conjoints, bien entendu.

Aujourd’hui, la période de confinement que nous vivons à cause du coronavirus m’a prouvé le bien fondé de mon projet: il y a énormément de mères et de femmes enceintes dans le doute, parfois même le désespoir, qui ne demandent qu’à être écoutées et conseillées.

Epanouissement

Vous n’imaginez pas la satisfaction que je retire de chacun des rendez-vous réalisés sur internet. Je peux enfin écouter ma conscience professionnelle et donner le meilleur de moi-même. Sans barrière. Sans contraintes.

Et vous savez quoi? En plus, de mon côté, ça permet de le faire de n’importe où! Avec Maman Relax, je pourrai exercer mon métier depuis n’importe où, pour peu qu’il y ait une connexion internet.

J’espère pouvoir bientôt vous écouter, vous conseiller, voir vous épanouir, et vous écrire de nouveaux articles, vous filmer de nouveaux live… depuis une contrée ensoleillée.

J’ai hâte de partager avec vous les prochaines étapes de l’aventure: le déménagement au Portugal et un bébé bercé par le bruit des vagues.

Enceinte : les questions que vous vous posez

questions grossesse maman relax

 

Grâce aux lives de Candice ou via mes publications sur Insta, j’ai pu répondre à énormément de questions autour de la grossesse. Mais manifestement, il vous en reste pas mal! Je vous ai donc préparé un article sur base de plusieurs questions que vous m’avez posées sur Instagram. J’espère que ça vous sera utile !

 

Comment vaincre les insomnies liées à la grossesse?

Une maman enceinte de 18 semaines ne dort plus, comment expliquer cela ? Comment l’aider?

Pour commencer, les insomnies sont généralement réservées au premier trimestre et à la fin de la grossesse. Elle se trouve en dehors de cette période et malheureusement elle n’est pas épargnée !

Ce qui peut expliquer les insomnies de cette maman, c’est le contexte particulièrement anxiogène dans lequel nous vivons. Elle peut pour diminuer son stress, arrêter de regarder les informations, faire des exercices de méditation, de respiration, tous les jours, il faudra peut-être du temps pour en ressentir les effets. Le fait de faire des exercices tous les jours permet au corps de se détendre beaucoup plus vite, ça devient une routine.

Ce qui est intéressant à savoir aussi, ce que la frontière entre le conscient et l’inconscient chez la femme enceinte diminue. La grossesse est un moment particulier ou tu peux avoir accès facilement, à ton vécu, ton passé. Si tu as vécu des évènements difficiles ils reviennent plus facilement à ta mémoire, ce qui peut provoquer des insomnies.

 

La seconde question concerne l’ouïe de ton bébé !

A partir de quand mon bébé entend-il?

D’après les études effectuées, ton bébé commencerait à entendre vers la 26eme semaine de grossesse. Son ouïe est différente de la notre car son oreille est baignée de liquide. Les sons qu’il entend sont pour commencer le rythme cardiaque de sa maman, sa respiration, sa voix il l’entend de l’intérieur et de l’extérieur! Pour les sons venant de l’extérieur, les sons graves comme la voix de papa sont ceux qu’il entend le mieux.

Le bébé peut reconnaitre des sons, des voix entendues régulièrement pendant la grossesse une fois qu’il est né. Parlez-lui, mettez de la musique que vous pourrez remettre une fois qu’il sera là. Tout ça lui permettra d’avoir plus de repères et d’être serein.

 

La troisième question parle d’allaitement :

Est-ce que si je donne la tétée d’accueil, mon bébé ne voudra que le sein?

Déjà c’est super de lui donner la tétée d’accueil! Ton bébé dans ton ventre à la fin de la grossesse a déjà le réflexe de succion présent, mais il y en a d’autres : celui de fouissement , c’est le fait que ton bébé cherche ton sein pour teter. Donc avant même d’être en contact avec ton sein il est « conditionné » à le chercher. Si tu mets un bébé qui n’a eu que le biberon sur la poitrine de sa maman, il va quand même chercher à teter  simplement ça il a ce réflexe.

Donc je te conseille de faire la tétée d’accueil, si tu le souhaites ensuite donner le biberon il n’y aura pas de souci et si ton bébé cherche à aller au sein c’est a cause du réflexe et pas de la tétée que tu auras choisi de faire.

 Le frottis du streptocoque B fait  entre 35 et 37 semaines de grossesse est-il vraiment obligatoire ?

Ce frottis est obligatoire car il permet de savoir si la maman qui vient pour accoucher doit recevoir des antibiotiques ou non. Si le frottis n’a pas été fait, il sera fait en salle de naissance et la maman sera considérée comme positive vu l’absence de résultat. Ce qui veut dire qu’en cas de doute, tu recevras des antibiotiques pendant le travail. Le streptocoque B peut provoquer une infection chez le bébé c’est pourquoi on ne prend pas de risques. On traite la maman automatiquement si elle n’as pas pu faire le frottis à cause du confinement ou simplement parce que son bébé nait un peu plus tôt que prévu.

Comment limiter la prise de poids pendant la grossesse ? Quels sont les exercices que je peux faire?

Pour commencer, j’ai envie de te dire, que ce doit pour la grossesse hors confinement ou pour le quotidien : il faut manger équilibré!  Pour fabriquer un bébé,le corps dépense énormément d’énergie. Il a des besoins augmentés et c’est normal. Tu dois manger mieux mais pas pour deux…

Concernant le sport : si tu es sportive et que ta grossesse ne présente pas de pathologies, tu peux continuer une activité physique. Il faut simplement être à ton écoute, diminuer l’intensité ou la durée de l’effort en fonction de ton ressenti.

Si tu n’es pas sportive à la base mais que tu souhaites te maintenir en forme, je te conseille des exercices d’étirements, de respiration.Le but est de ne pas faire seule à la maison un nouveau mouvement. Pourquoi? Car tu risques de ma le faire et de ne pas pouvoir être corrigée. Résultat : tu risques de te blesser ou de faire un exercice qui n’est pas adapté à ta grossesse.

Pour finir j’ai envie de te dire d’être indulgente envers toi-même, la situation est exceptionnelle, c’est ok de prendre du poids ou d’en perdre à cause du stress, d’avoir des insomnies. Ce sont des réactions normales au vu de ce que nous vivons.

PS : je n’ai pas répondu à certaines questions car elle nécessitent la connaissance du dossier médical.

RDV avec une sage-femme durant le confinement: ma solution toute simple

sage-femme en ligne covid-19 confinement

Ça fait des semaines que tu suis l’actualité. On te parle partout du coronavirus, de crise, de « guerre », d’hôpitaux surchargés… Mais toi, dans tout ça? Tu es peut-être en essai bébé, en parcours PMA… tu es peut-être enceinte ou tu as un  bébé à tes côtés.

On l’a vu, l’information concernant le COVID-19 n’a fait qu’évoluer au cours des dernières semaines.

Tu n’es plus à risque d’après les médias, mais tu vis une période particulièrement angoissante.

Est-ce que tu risques de perdre ton bébé si tu es infectée?

Est-ce que ça peut avoir des répercussion sur sa croissance ?

Sur sa santé?

En plus de ces questions te concernant, tu as peut-être peur pour tes parents, tes grands-parents, ta meilleure amie asthmatique qui s’en sortirait moins bien que toi.

Suite à ça, il est plus que recommandé d’éviter les hôpitaux, tes consultations sont reportées, annulées. Ta sage-femme, débordée, est difficilement joignable, le système de santé déjà fragile est en train de s’épuiser… et tu n’y peux rien.

Vivre le confinement enceinte, en essai bébé, en PMA ou avec un bébé

Si tu envisages d’avoir un enfant, tu reportes peut-être le début des essais, comment envisager une grossesse sereine dans ce contexte?

Pire, si tu es en PMA, les rendez-vous sont annulés, toutes cette attente, les examens, les injections, tout ça pour rien…

On ne sait pas quand l’hôpital fonctionnera à nouveau normalement.

Je ne peux pas imaginer la déception, l’angoisse que ça doit être pour toi, pour ton compagnon, de devoir mettre votre avenir sur pause.

Quelque soit ta situation, que tu sois en désir d’enfant, en PMA, enceinte, avec un nouveau-né, la période est difficile.

Que tu sois malade ou non, tu as aussi besoin d’être rassurée, tu as besoin d’être écoutée.

Du coup, tu cherches peut-être des solutions alternatives, qui te permettent d’être et te sentir en sécurité, tout en protégeant ton entourage.

On vit une période bizarre, les médecins se mettent à consulter par téléphone, à envoyer les ordonnances par la poste!

C’est complètement dingue!

Et en ce moment de crise, de plus en plus de personnes se tournent vers internet. Elles gardent le contact avec leurs proches grâce à WhatsApp, Viber ou FaceTime. Elles prennent des nouvelles, se rassurent et s’informent à travers les outils en ligne.

Il y a quelques années, internet faisait peur: c’était nouveau, il y avait des virus informatiques, tout le monde ne maîtrisait pas cet outil… Mais aujourd’hui, on le voit: c’est devenu un outil presque indispensable, surtout en période de crise!

Et soyons franche l’une avec l’autre, des épidémies, il y en a déjà eu et il y en aura peut-être encore…

Cette crise n’est probablement pas la dernière que nous vivons 

Depuis quelques mois, je me suis intéressée aux services en ligne.

En me renseignant, en cherchant, je suis tombée sur des personnes extraordinaires qui utilisent simplement internet pour permettre à plus de monde de profiter de leur expérience, de leurs services.

Une maman passionnée de couture est devenue mumpreneuse en créant sa ligne de vêtements d’allaitement. Une autre crée des lits au sol. Honnêtement, ça fait rêver, se sentir utile, aider et vivre de sa passion! Tout ça serait impossible (ou très très difficile) sans passer par internet…

Et si tu es ici, tu peux voir que j’ai décidé de m’y mettre aussi.

Oui, oui, tu as bien lu…

J’ai décidé de devenir sage-femme en ligne

Je ne sais pas si ce terme existe, mais j’ai décidé qu’il représentait ce que je suis devenue.

Travailler en ligne me permet d’accompagner les mamans et les bébés quelque soit l’endroit où ils vivent.

Ça me permet de toucher des mamans à coté de chez moi ou à des milliers de kilomètres.

Des mamans qui souhaitent s’informer, qui veulent s’entourer de personnes soutenantes en vue de l’arrivée de leur bébé qui, elles le savent, vont chambouler leur vie.

Cette crise me conforte dans l’idée que l’information doit être accessible à tous. Que tu dois pouvoir être rassurée, écoutée quand tu en as besoin, qu’un rendez-vous ne doit pas se faire au détriment de ta qualité de vie.

Tes jours de congés doivent être consacrés à ta famille, à ton bébé à naitre ou à ton nouveau-né. Ton temps si précieux ne devrait pas être gaspillé à attendre au téléphone, dans des embouteillages ou dans des salles d’attente bondées.

En plus, combien de fois n’es-tu pas rentrée chez toi frustrée d’avoir oublié de poser une question importante? Ça t’es sûrement arrivé: tu vas chez le médecin ou ta sage-femme avec un doute, une question ou un sujet à aborder… puis il/elle t’ausculte, te donne une prescription et tu lui dis merci et tu pars… Et une fois dans la voiture ou le bus tu te rends compte que tu as oublié cette question qui te préoccupait tellement. Mais c’est trop tard, il faudra attendre le prochain rendez-vous.

Imagine plutôt contacter une sage-femme diplômée avec ton smartphone et la voir en RDV quelques heures après

Moi, c’est ce que je te propose.

Tu n’est plus seule. Tu ne passes plus des heures dans ta voiture pour aller de cabinets en cabinets et tu peux facilement trouver quelqu’un qui a les mêmes valeurs que toi, que tu choisis, qui t’accompagnera.

Je veux te donner la possibilité de vivre plus sereinement cette période, de trouver les mots pour rassurer ton bébé, de te rassurer ou d’être simplement une oreille bienveillante pour toi, pour ta famille.

Malgré le confinement, j’aimerais te donner la possibilité de ne pas être seule

Je pense sincèrement qu’on peut aider chacun à notre échelle.

C’est pourquoi, jusqu’au 5 AVRIL 2020 inclus, tu peux bénéficier de mon accompagnement gratuitement.

Vous êtes nombreuses à me contacter chaque jour. Après cette date, je souhaite poursuivre sur cette lancée: je réduis donc le prix des rendez-vous de 47,00 euros à 37€.

N’oubliez pas: la première prise de contact est offerte. Elle nous permettra de répondre à vos premières questions et d’envisager la suite sereinement :-).

Mon but est d’aider les personnes dans le besoin, si tu fais partie de ces personne n’aies pas peur de me contacter, c’est important pour moi de t’aider.

Une prise de contact n’engage à rien et je te garanti qu’elle peut t’apporter beaucoup…

Le rendez vous se fait par whatsapp, par téléphone ou par vidéo selon ta préférence.

Il dure 45 à 60 minutes en moyenne, on fait connaissance et ensuite, on aborde les sujets dont tu as besoin de parler. Nous pouvons, ensemble, évoquer ton vécu du confinement, ton couple, ta grossesse, tes enfants,… Tout ce dont tu as envie de parler !

Et si toi tu vis bien cette période, si tu es aussi sereine que possible vu le contexte, s’il te plait, laisse la place à celles qui en ont besoin.

Si tu connais une future maman ou une maman dans la détresse, parle lui de moi.

Elle aura l’opportunité d’être soutenue.

Comment ça se passe?

Après avoir cliqué ci-dessous sur « cliquez ici pour un rendez-vous gratuit », tu vas te retrouver sur la page de réservation. Il te suffit de choisir le jour que tu veux, de remplir les informations demandées :

  • nom
  • prénom
  • adresse email
  • numéro de téléphone
  • remarques (rendez-vous téléphonique ou par vidéo)

Enfin, le plus important, le créneau horaire que tu souhaites.

Une fois ta réservation faite, tu vas recevoir un email de confirmation de ma part.

CLQUEZ ICI POUR UN RENDEZ-VOUS GRATUIT 

PS: si tu as une question tu peux me contacter ici

Allaitement / maternage / biberon : et si on avait tout faux ?

Biberon allaitement maternage

Sur les réseaux sociaux, je vois régulièrement des commentaires qui sous entendent ou qui disent carrément que tu es une bonne mère si tu allaites, et une mauvaise mère si tu donnes le biberon.

Je vais te dévoiler ce que moi je vois à l’hôpital en tant que sage-femme. Car ce n’est pas du tout ça.

Alors ces mamans elles font quoi concrètement ?

Elles mettent leur bébé au sein toutes les 3 heures durant 20 minutes parce que c’est ce qu’on leur a donné comme repère.  Que le bébé dorme ou non.

Elles sont agacées de devoir le mettre au sein. Et s’il se réveille avant, elles vont le laisser pleurer.

Si au bout de 20 minutes il tète toujours, elles vont le retirer du sein. S’il est l’heure qu’il mange et qu’il dort toujours, elles vont le réveiller pour le faire manger.

Le bébé doit dormir dans son berceau et s’il ne se calme que dans les bras de la maman, elle me dit « il fait déjà des caprices ».

Je ne juge absolument pas ces mamans, je vous expose juste les faits que j’observe en tant que professionnelle.

Mais au travers de cette description, vous l’avez peut-être déjà compris: oui, ces mamans allaitent, mais non, elles ne font pas de maternage.

A coté de ça, je vois des mamans qui n’allaitent pas, c’est vrai, mais qui mettent en pratique le maternage: elles portent leur bébé, elles sont attentives à ses besoins et essayent d’y répondre, elles ne laissent pas pleurer leur bébé, etc.

Je te parle de maternage, mais maternage c’est quoi ?

La majorité d’entre nous a été éduqué de façon traditionnelle. L’adulte est au centre, il prend les décisions et il sait mieux que l’enfant ce dont il a besoin.

Le maternage c’est l’inverse, c’est mettre l’enfant au centre, le considérer comme une personne à part entière, être à l’écoute de ses besoins et y répondre. C’est observer son enfant, l’écouter, adapter notre comportement à lui et non l’inverse.

Et pour y arriver le parent apporte au bébé des soins dans le respect de ses besoins.

C’est pratiquer avec ton bébé le portage physiologique, le cododo, l’allaitement, la DME (diversification menée par l’enfant), la langue des signes…

 

Ok mais le lait maternel c’est mieux non?

Attention, ici je ne vous parle pas de la qualité nutritionnelle du lait.

Le lait maternel est parfait pour le bébé, plus riche et parfaitement adapté à ses besoins.

Certaines femmes ne souhaitent pas allaiter ou ne le peuvent pas pour des raisons médicales et le débat n’est pas là, chacun est libre de faire comme il le souhaite.

Le problème c’est que, sous prétexte que le lait de la maman est parfaitement adapté, on « force » certaines mamans à allaiter.

Oui oui on force !

Je vois des mamans qui demandent des biberons et ils sont refusés, des mamans qu’on essaye de convaincre en salle de naissance de mettre le bébé au sein (on ne sait jamais elle va peut-être changer d’avis!).

On force, on lance des allaitements souhaités mais on a pas le temps d’accompagner. Si tu souhaites allaiter et que tu as peur de ne pas être écoutée, d’être un numéro on peut en parler. Tu peux déjà voir que le travail à la chaine ce n’est pas mon truc.

Allaitement = maternage ?

La pensée dominante voudrait que allaitement = maternage. Mais à l’hôpital, ce n’est pas ce que je vois. Moi je vois parfois des mamans qui allaitent parce qu’on leur dit de le faire, parce que l’entourage le veut ou qu’elle ressentent une pression de la part du corps médical.

Dans ces cas, ce sont des mamans en souffrance de ne pas être écoutées, de ne pas être soutenues ni par leur famille ni par le corps médical.

Si tu toi aussi tu ne te sens pas soutenue, que ce soit par ton compagnon ou ton gynécologue tu n’es pas seule, on peut en parler.

Tu vois ou je veux en venir ?

La majorité des gens pensent que si tu allaites, tu maternes. Mais non! Ce n’est pas parce que le bébé a un sein dans la bouche à la place d’un biberon que sa maman est plus à son écoute.

Ce que je veux te dire, c’est que cette maman qui allaite alors qu’elle n’en a pas envie serait peut être plus maternante si on respectait son choix.

Et que cette maman qui donne le biberon et qu’on juge parce qu’elle « ne donne pas le meilleur à son enfant », elle peut très bien être maternante, être à son écoute et lui donner tout ce qu’elle peut.

Pour conclure, ce que je veux te dire c’est que l’alimentation c’est important, mais tout le reste l’est aussi.

Tu ne peux pas juger une maman seulement sur l’alimentation qu’elle donne à son bébé. Tu ne sais pas ce qu’il y a (ou ce qu’il n’y a pas) derrière le biberon ou l’allaitement.

« Tu ne peux pas résumer une maman à l’alimentation de son bébé » 

PS : si tu as la flemme de me lire, je te dis tout en vidéo !

 

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Comment Instagram sauve ton allaitement ?

allaitement docteur sage femme

Hier soir, en faisant un tour sur Instagram, je vois que Karen demande si en étant malade on peut continuer à allaiter.

Son médecin lui dit de tirer son lait, de le jeter et de donner du lait artificiel à son bébé durant quelques jours.

Évidemment quand je lis ça je suis consternée et triste ! (je ne vais pas vous mentir j’ai aussi envie de lui crier OUI!! )

Je suis consternée que ce médecin donne des mauvaises informations.

Il pouvait lui dire «je ne suis pas bien formé en lactation, je vais me renseigner avant de mettre en péril l’alimentation de ton bébé. »

On sait que l’obstétrique et l’étude de la lactation humaine a énormément évolué ces 20 dernières années, ce qui était vrai il y a 5 ans ne l’est plus aujourd’hui.

C’est humain de ne pas être à la pointe des informations dans tous les domaines, mais ce qui est encore plus humain est de le reconnaitre.

Pour commencer, si la maman doit prendre un traitement, il existe des sites dont le CRAT ou tout le monde peut encoder le nom d’un médicament et voir si il est compatible avec l’allaitement.

Ca demande juste l’effort de ne pas prescrire ce qu’on donne habituellement et quelques clics pour trouver la bonne info.

Ensuite, je suis triste pour cette maman à qui ont dit que son corps est dangereux pour son bébé, qu’on lui demande de tirer son lait alors qu’elle veut juste se reposer.

Honnêtement, tu es malade, tu dois t’occuper d’un bébé et en plus tu dois tirer suffisamment régulièrement pour maintenir ta lactation.

Tu dois trouver un nouveau rythme, avoir une charge de travail supplémentaire alors que ta seule envie est de dormir.

Tout ça risque de mettre à mal l’allaitement, qui n’est en général pas juste un moyen de nourrir son enfant. Il rentre dans la vison qu’a le couple de la maternité, de l’éducation, des valeurs qu’on veut lui transmettre.

Se retrouver à mettre tout ça aux oubliettes parce que le professionnel face à vous n’est pas compétant dans ce domaine est désolant.

Vous pourrez me dire que c’est exagéré mais, en tant que sage-femme, j’ai souvent rencontré des mamans ayant perdu confiance en elle, ayant stoppé un allaitement qui allait bien suite à des mauvais conseils.

Je retrouve ces mamans lors de la grossesse suivante blessées et frustrées car elles se sont renseignées. Elles ont appris et se sont rendues compte que l’information qui a tout gâché était fausse.

Pour finir ce que je veux vous dire c’est que si vous avez des doutes, posez des questions, cherchez chez d’autres professionnels. Le manque de confiance est dangereux, il peut retarder des consultations, des diagnostics.

Il vaut mieux demander un second avis que de garder des doutes, ne plus avoir une confiance totale en son médecin.

Heureusement, instagram, malgré ses dérives à ses bons cotés. Karen a reçu la bonne info, des dizaines de fois je pense! 😀

Son allaitement va pouvoir continuer et le jour ou il s’arrêtera ça sera parce qu’elle le veut et non parce qu’on l’a indirectement forcée.

 

« Passe le sel pas le bébé »

passe le sel bébé sage femme

Cette phrase: « passe le sel pas le bébé« , je l’ai lue sur un réseau social. Peut-être que vous aussi.

En cette période de fêtes, de réunions familiales, de retrouvailles avec des personnes qu’on ne voit pas souvent, elle prend tout son sens et je vais vous dire pourquoi.

Dans ma famille, on se réunit le 25 pour fêter Noël. Cette année, nous sommes une vingtaine. C’est la première fois qu’il y a un bébé parmi nous!

C’est aussi la première fois que certains invités le rencontrent. Tout le monde arrive, Gustave est dans les bras d’une de ses tantes. Il est calme, il observe. On dit tous bonjour à ce petit bébé, certains de loin, d’autres font un bisous. Il passe de bras en bras, pleure un peu, puis retourne près de ses parents.

Il râle de plus en plus, n’a pas mangé depuis un moment. La maman veut lui donner un biberon mais il refuse. Il retourne dans les bras, regarde le chien, le sapin, pleure à nouveau. La maman essaye à nouveau de lui donner son biberon: il prend un peu et s’arrête vite. Elle décide de s’isoler et là il boit.

Cette histoire, c’est celle de Gustave… mais aussi celle de milliers d’autres bébés.

En cette soirée de fête, Gustave était comme le sel qu’on se passe parce qu’on aime tous ça sur nos plats. Ca relève un peu l’assiette.

Un bébé, pour la majorité des gens, c’est un peu de bonheur, encore plus quand on est de la famille et qu’on ne le voit pas souvent.

Le problème, c’est que Gustave est un bébé, pas du sel !

Vous ne le voyez pas souvent, vous n’êtes pas rassurant pour lui. Il est entouré de bruits inconnus, de visages inconnus. Faire face à tout cela en restant dans les bras de ses parents n’est pas facile.

Y faire face sans eux crée encore plus de stress, d’inconfort.

Alors Gustave ne mange pas, ne dort pas, il attend que ses parents soient disponibles.

Si pendant les fêtes, les réunions de familles, au quotidien, vous êtes en contact avec un bébé que vous ne connaissez pas, pensez à lui.

Pensez à ce dont il a besoin avant votre envie de prendre un petit bébé dans vos bras. On aime tous ça, je vous comprends, mais personnellement j’aime encore plus voir un bébé serein et apaisé contre ses parents.

En conclusion je dirais passer le sel OUI ! Le bébé NON !

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« Mon bébé me réveille la nuit »: pourquoi c’est bien?

réveille la nuit sage-femme doula

Aujourd’hui je vais aborder un sujet sérieux qui vous concerne toutes : les réveils la nuit.

Je me suis rendue compte que c’est un des sujets de conversation principal quand on rencontre des parents.

Souvent, ça se déroule comme de cette façon :

  • ça va mais je suis fatiguée,
  • il m’a réveillée 3 fois cette nuit!
  • je pensais qu’elle ferait ses nuits à 2 mois mais non
  • le bébé de ma voisine il faisait ses nuits à 7 semaines, le mien toujours pas
  • je suis épuisée
  • je suis dépassée

Si votre enfant est né, vous avez déjà dû dire une des ces phrases et je vous comprends ! Le manque de sommeil est une des choses le plus difficiles à supporter. À une époque, c’était d’ailleurs une forme de torture.

Bon, avoir un enfant n’est pas de la torture mais les réveils sont toujours difficiles. Les 3 cafés le matin et les collègues compatissants, c’est sympa, mais ça ne vous dit toujours pas pourquoi il ne dort pas ( à votre grand désespoir! ).

Je pense que pour accepter les choses, il faut les comprendre. J’espère qu’après avoir lu cet article vous pourrez appréhender les choses d’une nouvelle façon.

Ici je vais aborder deux causes qui sont pour moi importantes, d’autres seront abordée dans un prochain article.

Bébé ne dort pas la nuit: mais pourquoi?

Maintenant, entrons dans le vif du sujet : votre bébé ne fait pas des nuits complètes? Eh bien il y a une raison !

Pour commencer, l’estomac de votre bébé est tout petit, c’est pour cela qu’il mange aussi souvent. En plus d’avoir un estomac de petite taille, ses besoins en calories sont élevés. Pensez au joli pyjama un mois qu’il aura porté une semaine parce qu’il grandi trop vite, à votre petit bébé qui chaque mois prend plusieurs centimètres.

Petit estomac + gros besoins = nécessité de manger régulièrement… de jour comme de nuit! Manger régulièrement lui évite de faire des hypoglycémies qui pourraient le mettre en danger.

Nous, quand on a faim, on se sert: pas besoin de demander ou de dépendre d’une autre personne. Votre bébé, il a besoin de vous, il ne peut pas répondre seul à ce besoin.

Donc il n’a pas d’autre choix que de vous réveiller.

Ensuite, lorsqu’il dort très profondément, votre bébé peut faire des apnées du sommeil. Vous vous en doutez, elles peuvent être dangereuses pour lui. Si l’apnée dure trop longtemps, il peut courir un risque de mort inopinée du nourrisson. L’apnée consiste en un arrêt respiratoire, en général elle dure quelques secondes et le bébé se remet à respirer.

La nature est bien faite, votre bébé à peine né à déjà les mécanismes en lui pour survivre. Son cerveau va l’empêcher de dormir profondément trop longtemps.

Malheureusement pour vous, survivre veut parfois dire vous priver de sommeil.

Mon but ici est de vous aider à comprendre le pourquoi de ces réveils. Pas de vous faire peur sur la mort inopinée du nourrisson si votre bébé dort une nuit complète.

Souvenez-vous, chacun est différent, chacun à son propre rythme. Je vous donne des informations pour que vous compreniez mieux le sommeil de votre enfant.

Je pense que comprendre les choses aide à les supporter. Que il vous réveillera la nuit prochaine, vous serez fatiguée mais vous saurez qu’il vous réveille pour que vous l’aidiez à répondre à un de ses besoins.

Pour que la prochaine conversation soit :  « je suis fatiguée mais il avait besoin de moi ».

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